Silence, on roule !
La voiture que Mitsubishi met à ma disposition pour ce petit essai arrivant en droite ligne du Japon, son volant est à droite ! Les i-MiEV qui seront commercialisées fin 2010, ainsi que les Peugeot iOn (des i-MiEV simplement rebadgées) qui seront fabriquées sur les mêmes chaînes qu’elles, auront bien sûr le volant du bon côté.
Le petit coup d’œil jeté sur les places arrière en même temps que j’y jette mon blouson me permet de constater qu’il y a vraiment beaucoup de place pour les jambes des deux passagers.
Retour à l’avant où, en dépit de l’étroitesse de la voiture (1,475 m), il reste impossible de faire du coude à la charmante hôtesse chargée de m’initier aux mystères de ma petite japonaise dopée aux Watts. Des mystères qui n’en sont rapidement plus puisque le maniement de l’i-MiEV est carrément enfantin.
Après avoir effleuré un petit voyant orange au moyen d’une clé ressemblant furieusement à une petite prise jack, il suffit de tourner le contacteur placé sur la colonne de direction pour démarrer la voiture, ou plutôt voir s’allumer l’inscription READY sur le fond du compteur rond… qui n’est pas un compteur mais un indicateur de dépense d’énergie. Ce qui surprend le plus alors, c’est l’absence du moindre bruit d’origine mécanique et de la plus infime vibration.
Ensuite, il suffit de d’engager le levier (voulu strictement identique à celui d’une boîte automatique) sur « Drive » pour s’élancer avec une vigueur d’autant plus déroutante que le silence est toujours absolu.
Au feu vert, grâce à la totalité du couple de son moteur électrique immédiatement disponible, la i-MiEV est la reine des démarrages canons. Ensuite, elle se faufile avec aisance dans le trafic grâce à son incomparable souplesse et à son très court rayon de braquage.
La conduite de la i-MiEV devient vite un jeu… que l’on peut calmer en mettant le levier sur ECO. Ce mode restreint la puissance même quand la pédale d’accélérateur est fortement enfoncée, ce qui rend forcément la conduite plus économique. Le levier en position B, la récupération d’énergie au freinage est maximum ce qui accentue le frein moteur. Un mode qui, adopté dans de longues d’essence peut vous procurer la récompense suprême de voir une petite barrette s’ajouter à celles qui vous restent sur l’indicateur de charge.
Pour ma part, après un parcours d’une demi-heure environ, je n’aurai « consommé » qu’une seule des 16 petites barres de l’indicateur.
Le signe de charge résiduelle commence à clignoter quand l’indicateur se réduit à 2 barres.
Quand il tombe à zéro, un signe représentant une tortue apparaît et un système de sécurité est activé pour limiter la puissance du courant moteur. Si la climatisation est utilisée à ce moment, elle se coupera automatiquement… ce qui sera bien le dernier de vos soucis ! Car où ravitailler ?