1. Surveiller la pression
La pression des pneus préconisée par le constructeur est celle qui est la mieux adaptée pour optimiser leurs performances sur votre
voiture. Attention, les pneus, même neufs, perdent régulièrement de l'air. Il faut donc penser à contrôler la pression tous les mois… sans oublier la roue de secours.
Attention, le bouchon de valve, qui peut sembler très secondaire, est un élément essentiel de l'étanchéité du pneu. S'il vous en manque un (ou plusieurs), votre garagiste en aura toujours un ou deux qui traînent dans un coin.
La vérification de la pression doit s'effectuer "à froid", soit une heure après l'arrêt du véhicule ou, au plus, après 3 kilomètres parcourus à faible vitesse. Si la vérification est effectuée sur un pneu "chaud", la pression sera forcément plus élevée : jusqu'à 0,3 bars au-dessus de la pression préconisée à froid. C'est normal, et c'est pourquoi il ne faut jamais dégonfler un pneu qui vient de rouler, sous prétexte qu'il est sur-gonflé.
De toute manière, un sur-gonflage sera toujours moins dangereux qu'un sous-gonflage. Les statistiques de l'ASFA (organisme regroupant les sociétés autoroutières de France) montrent en effet que près d'un accident mortel sur dix a pour origine le sous-gonflage d'un ou de plusieurs pneumatiques. En effet, lorsque la pression est insuffisante, les flancs du pneu travaillent anormalement. Il en résulte une fatigue excessive de la carcasse, une élévation de la température et une usure anormale. Le pneu risque de subir des dommages irréverssibles , le risque majeur étant l'éclatement et la perte de contrôle de la voiture.
Quant au sur-gonflage, il peut poser des problèmes de stabilité car le contact du pneu avec le sol se trouve diminué. il ne doit être adopté que sur un véhicule très chargé ou appelé à faire beaucoup de kilomètres à grande vitesse. La majoration maximum de la pression est indiquée sur le manuel d'utilisation de la voiture et sur l'étiquette constructeur à bord du véhicule.