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Immobilier > Le point sur les matériaux de construction "écologiques"
 
 

La construction

 
Le point sur les matériaux de construction "écologiques"
 
 
Un produit est reconnu écologique lorsqu’il provient d’une source renouvelable ou abondante dans la nature. Selon les standards de la HQE, il doit également être recyclable et, autant que possible, produit localement afin de limiter la dépense énergétique liée au transport.  
 
 
 
 
Les matériaux naturels sont par définition écologiques, mais à des degrés divers. Du moins, en ce qui concerne leur bilan « d’énergie grise », qui correspond à l’énergie dépensée tout au long de leur cycle de vie.

Les plus économes, entre 0 et -300 kWh/m3, sont par ordre de performance :
  • la botte de paille ;
  • la pierre à bâtir (dont la ponce naturelle) ;
  • le parpaing de bois ;
  • le béton de chanvre ;
  • l’adobe et le pisé ;
  • le béton de pierre ponce ;
  • le bloc béton (ou parpaing).
Dans une honnête moyenne, entre 320 et 560 kWh/m3, on trouve :
  • les bois massifs résineux ;
  • la brique silico-calcaire ;
  • le béton cellulaire ;
  • les bois feuillus lourds.
Les plus énergivores des matériaux naturels ou définis comme tels sont les briques de terre crue (type BTC) ou cuite et les dérivés du bois, qui consomment respectivement de 600 à 1440 kWh/m3 et de 2200 à 4000 kWh/m3.

Le paradoxe de l’acier

Ce métal requiert une énergie considérable pour sa fabrication : 60 000 kWh/m3 ! Mais, sous forme de profilés d’ossatures porteuses ou secondaires, il est issu du recyclage. Ce qui, d’une certaine façon, participe à la préservation de l’environnement.
 
 

 
 
Démarche de responsabilisation régie par une association d’utilité publique, la HQE propose un habitat qui respecte l’environnement et la santé des occupants, tout en leur offrant un maximum de confort.
En parallèle, pour juger des qualités des matériaux, on peut s’appuyer sur différents labels, normes et certifications de portée nationale (NF…) ou internationale (CE, Nature plus, FSC, PEFC…). Sans oublier les fiches de traçabilité, très instructives.
 
 

 
 
Écobilan mis à part, les matériaux se choisissent en fonction de différentes caractéristiques, pratiques et thermiques en particulier.
En effet, une forte inertie thermique permet de réguler la température intérieure, été comme hiver. D’une manière générale, les matériaux naturels satisfont à cette exigence.
Les systèmes « monomur » sont ceux qui, du point de vue pratique et thermique, présentent des avantages certains.
  • Le monomur
C'est un procédé constructif basé sur des blocs auto-isolants assemblés à joints minces. D’où une mise en œuvre rapide, une importante économie d’eau et l’absence de surcoût généré par une isolation rapportée.
Si le monomur doit sa notoriété à la brique alvéolaire du même nom, ce principe s’applique en fait à d’autres matériaux tels le béton cellulaire et le bloc de pierre ponce (à découvrir) aux propriétés isolantes comparables.

  • Le bois empilé
Technique ancienne, elle a bien évolué grâce à l’usage du madrier, mieux adapté que le rondin aux standards de vie modernes.
Les pièces de bois, soigneusement calibrées, permettent d’obtenir des murs plans qui facilitent la pose de doublages isolants et se prêtent à tous les styles d’architecture.

  • Le béton de chanvre
Produit récent en plein développement, il possède d’excellentes caractéristiques thermiques et hygrométriques. Hautement écologique, sa matière première (la chènevotte) provient de déchets de l’industrie papetière.
Les blocs porteurs sont évidés pour recevoir, après montage, des montants d’armature (en bois) chargés de rigidifier la construction. Ils sont également percés pour y insérer des gaines techniques.
En raison de sa technicité particulière, ce procédé nécessite une formation préalable pour les professionnels et les autoconstructeurs.

  • Le bloc béton
Bien que souvent décrié, il se compose de matières naturelles (roche et sable principalement) disponibles en abondance et recyclables.
Il est économique et durable mais, pour obtenir de bonnes performances thermo-acoustiques, un doublage isolant est indispensable.

  • La botte de paille
Elle provient de déchets agricoles (avoine, blé, orge…), d’où un bilan d’énergie grise pratiquement nul.
Matériau polyvalent, elle s’utilise aussi bien pour édifier des murs qu’en isolation de parois.
La finition traditionnelle est apportée par un épais enduit de terre et de chaux qui protège la paille et lui confère une grande résistance. Au bout du compte, on obtient une construction de qualité exceptionnelle à un prix défiant toute concurrence.

  • La brique silico-calcaire
Très esthétique, elle s’utilise couramment en maçonnerie apparente : elle n’oblige pas à enduire ou revêtir les façades, contrairement à la plupart des matériaux de construction.
Efficace au plan acoustique, ses qualités thermiques laissent à désirer et nécessitent une isolation complémentaire.

  • Les ossatures bois et acier
Elles offrent une grande souplesse architecturale. D’un coût compétitif, elles permettent de faire évoluer la construction au gré des besoins. Très appréciées dans le secteur de la maison basse consommation, on peut leur adjoindre un grand choix de matériaux en remplissage et isolation de murs comme en parement.

  • Le parpaing de bois
Il s’assemble par emboîtement horizontal et vertical, comme un jeu de construction.
Né de la tempête de 1999, il est exclusivement fabriqué à partir de bois de rebut locaux (feuillus et résineux). Les blocs existent en plusieurs formats, de type simples ou doubles, les seconds adaptés à la réalisation de maisons passives.
Il existe aussi des versions en lamellé-collé à combiner avec une isolation par l’extérieur.

  • La terre crue
Matériau de construction ancestral, il abrite encore 30 à 40 % de la population mondiale.
Bon régulateur climatique, son niveau d’isolation dépend de l’épaisseur des murs et de leur composition : argile pure (pisé) ou mélangée de diverses façons (adobe, bauge, brique BTC, torchis). Ce qui, dans le second cas, améliore notablement ses performances thermiques.

  • Le béton cellulaire, la controverse
Conçu à partir de sable, de chaux, de ciment et de poudre d’aluminium, ce matériau friable émet beaucoup de poussière lors de sa mise en œuvre. Ce qui fait débat car la poudre d’aluminium, servant d’agent d’expansion, est potentiellement toxique pour ceux qui le manipulent quotidiennement.