Autosolisme : conduire seul ou covoiturage ? La mobilité partagée ne fait pas l'unanimité

 
Autosolisme
D'après l'Insee, les Français privilégient l'autosolisme et préfèrent conduire seul leur voiture que de se mettre en covoiturage - Photographie ljubaphoto / Getty Images©

Les Français préfèrent l’autosolisme, c’est-à-dire conduire seul au lieu d’avoir d’autres personnes dans la même voiture ou covoiturage. Cette tendance de conduite serait très répandue, mais ne favorise pas le concept de la mobilité partagée en France. Focus sur les détails de ce phénomène dans l’Hexagone.

L’autosolisme prend de l’ampleur en France, un phénomène à suivre de près

Contrairement à ce qu’on pourrait le croire, l’autosolisme en voiture semble gagner du terrain en France. D’après les données recueillies, le taux de voiture occupée par un seul individu en 2022 est de 85,2 %, ce qui est de 2,6 points de plus qu’en 2021. Sur les trajets domicile-travail, les Français apprécient les déplacements individuels au profit du covoiturage. Ce phénomène est principalement présent dans les milieux urbains et dans les zones à forte agglomération. Les transports collectifs ne font donc pas l’unanimité auprès des automobilistes franciliens. Pour les adeptes de vélo, ils préfèrent se rendre à leur lieu de travail à bord de la petite reine. Ceux qui préfèrent les modes de déplacement en solo restent plus nombreux que ceux qui apprécient les mobilités partagées.

Dans quelles circonstances un automobiliste aime conduire seul ?

Si de nombreux automobilistes français préfèrent conduire seuls, c’est surtout lors des heures de pointe que cela se produit. En effet, entre 7 h à 10 h, la plupart des conducteurs sont seuls à bord d’une voiture individuelle. Sur les 14 sites mesurés, dont certains sont des des itinéraires cyclables, 11 témoignent de la croissance de l’autosolisme en 1 an. Pour le cas de l’Île-de-France, le taux enregistré atteint les 81,5 %, soit une progression de 9,2 points. Sur un axe routier très fréquenté (voirie publique), on remarque que de plus en plus d’automobilistes demeurent seuls. Pourtant, ce phénomène n’est pas favorable à l’autopartage et à la mobilité durable. Il est alors important de trouver des alternatifs aux transports individuels (comme intermodalité) lors des trajets domicile-travail.

Quelles solutions pour renverser cette tendance de conduite ?

Les modes de transport individuels se révèlent plus polluants que les transports en commun. En effet, plus il y a de véhicules en circulation, plus l’émission de gaz carboniques des moteurs thermiques de voiture sera importante. Il faut ainsi inciter et encourager à la mobilité partagée afin de minimiser la pollution. Les déplacements urbains, comme pour se rendre à son lieu de travail ou à l’école, peuvent par exemple se faire via les transports publics (tramway, autobus, TER). Cette initiative contribuera à décongestionner le trafic, réduire les embouteillages et permettrait de réduire l’autosolisme. De plus, si le nombre de véhicules circulant diminue, cela contribue aussi à résoudre le problème de stationnement sur les parkings dans les zones urbaines. Opter pour la mobilité douce (bicyclette, rollers, trottinette…) est aussi un moyen efficace pour réduire la circulation de voitures.

Inciter les automobilistes au covoiturage, bonne ou mauvaise idée ?

Pour de (rares) covoitureurs, le covoiturage s’avère avantageux. D’abord, il a un impact positif sur l’environnement. Il se révèle aussi convivial, car on se sent moins seul si d’autres personnes voyagent dans le même véhicule. À part cela, il est aussi plus économique. Pendant les week-ends, l’autosolisme semble diminuer puisque les déplacements en famille sont plus ou moins privilégiés en milieu périurbain. Le samedi jusqu’au dimanche, un tiers des conducteurs sont accompagnés. Autre constat intéressant : plus le trajet est court, plus les automobilistes apprécient être seuls, que ce soit à bord de véhicules électriques ou à moteur thermique. Ce phénomène a été remarqué sur les principaux axes publics.

Quels sont les principaux avantages de la mobilité partagée ?

La mobilité partagée n’est pas quelque chose de nouveau. On peut la considérer comme un concept libre-service dans les métropoles. Les destinations de chaque voyageur ne sont pas les mêmes, il faut ainsi suivre un plan de déplacement bien défini pour un voyage sans encombre. Ce n’est donc pas un nouveau genre de transport public, mais plutôt une entraide entre les voyageurs. Et contrairement à l’autosolisme, on cherche à encourager les automobilistes à rouler avec d’autres personnes dans le même véhicule surtout dans les pôles urbains. Il s’agit de favoriser le transport collectif (différent du transport en commun) et de réduire l’utilisation de voiture particulière. Le but est alors de minimiser autant que possible l’émission de CO2 en optant pour un moyen de déplacement urbain moins polluant.


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Decouvrez pourquoi les Français preferent l'autosolisme et conduire seul. Une tendance de conduite en voiture contraire a la mobilite partagee