En avant pour la conduite autonome et légale en France

 

conduite autonome La conduite autonome de niveau 3 permet de conduire sans les mains momentanément et nombreux sont les constructeurs autos à avancer sur des projets de véhicules autonomes- Photography AndreyPopov/Getty Images ©

 

Mobilités : la conduite autonome de niveau 3 sur l'échelle actuelle

Le niveau 3 de la conduite autonome veut dire qu’un système de pilotage automatique qui s’appuie sur les radars et caméras du véhicule s’active dans certaines situations prédéfinies. Les conducteurs s’autorisent de conduire sans les mains par moment et s’occuper à d’autres tâches derrière le volant.


L’intelligence artificielle grâce à des algorithmes avancés, continue de faire des progrès en termes de sécurité routière. La conduite autonome compte 6 niveaux, de 0 à 5, dont le plus élevé permet à la voiture de se passer entièrement de conducteur et d’avancer toute seule. Mais on en est encore loin. La France se situe aujourd’hui au niveau 2 de la conduite autonome (certaines autos permettent déjà de se garer sans l’intervention humaine). À l’heure actuelle, conduire sans les mains est encore impossible même si le véhicule actionne à l’aide de capteurs, deux facultés essentielles : le régulateur de vitesse et l’aide au maintien de la voie. C’est d’ailleurs ce que propose déjà la gamme Tesla avec son FSD (Full Self-Driving). Il faudra attendre la rentrée scolaire pour voir le niveau 3 enfin activé.

Conduire sans les mains : à quelle date dans quelles conditions selon la loi en France ?

La France est le premier pays européen à avoir mis en place un cadre réglementaire complet sur la conduite autonome de niveau 3 des voitures connectées. Après un amendement ajouté à la Convention de Vienne, chaque pays se doit d’adapter sa loi sur la circulation routière afin de permettre la conduite autonome de véhicule dans son territoire. En France, un décret du 1er juillet 2021 qui a modifié le Code de la route entrera ainsi en vigueur le 1er septembre 2022. La loi en France autorise alors la conduite autonome de niveau 3 sans l’intervention humaine, sous certaines conditions.


En effet, la législation française n’autorise cette fonction automatisée que si 3 conditions sont réunies :
- Que dans les zones sans piéton ni cycliste pour les protéger,
- Sur les routes pourvues de séparateurs centraux,
- Et avec une vitesse maximale autorisée de 60 km/h maximum.


Les trajets sur l’autoroute ne sont donc pas concernés par la conduite automatisée, ni les camions, ni chauffeurs du secteur routier.


La conduite autonome comme tout système automatisé, est conçue pour réduire les risques de collision sur route et permettre au conducteur de profiter d’un agréable voyage.

Lâcher les mains du volant : où en sont les avancées technologiques dans l'industrie automobile ?

Dans les niveaux 1 et 2, le véhicule signale l’automobiliste dès que
les mains du conducteur lâchent le volant sur l’autoroute et si ses yeux se ferme (système de détection de l’inattention pour lutter contre la fatigue et l’endormissement au volant dit “hypovigilance”). Ce qui n’est plus le cas avec la conduite autonome de niveau 3. Les constructeurs automobiles sont peu nombreux à avoir travaillé sur cette option automatisée de conduite autonome. Mercedes est le seul constructeur à avoir intégré sur ses modèles Classe S et EQS, un système de conduite autonome de niveau 3 : le Drive Pilot. Lancé en Allemagne, ce logiciel deviendra bientôt accessible en France dès la prochaine rentrée pour conduire sans les mains.


De son côté, Stellantis annonce officiellement équiper différents modèles de sa gamme et de sa marque d’un LiDAR de 3e génération signé Valeo, une sorte d’automatisation des voitures de niveau 3 pour limiter les accidents de route. Volvo, tout comme Ford, se projettent aussi dans les véhicules automatisés avec ces capteurs d’autonomie de circulation pour proposer prochainement une voiture autonome.

Comment se passe le développement des véhicules connectés et de la voiture sans chauffeur ?

La conduite autonome de niveau 3 permet au véhicule, dans les zones autorisées, de prendre le contrôle du freinage et de décélération, d’accélération, de la direction sur route même dans les embouteillages. Cette automatisation de l’auto implique des changements majeurs de la loi : ainsi en cas d’accident mortel ou accident avec blessés légers ou graves causé par un défaut du pilotage automatique, le conducteur ne sera pas tenu responsable. La faute incombera au constructeur de la voiture. Une responsabilité bien pesante pour les constructeurs automobiles... qui souhaitent tout de même avancer sur cette innovation technologique.


En France, Mercedes s’est lancé dans les voitures autonomes avec sa voiture électrique EQS. Uber, quant à lui, investit aussi dans la conduite autonome : en Californie, les dirigeants allègent la réglementation pour tester les voitures sans conducteur humain. Prochaine étape pour la voiture du futur : le développement des véhicules sans chauffeur essentiellement pour les transports en commun (navettes, bus, métro, tram, taxis-robots…), mais il s’agit encore de prototype.


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Avec l’ETX Studio/AFP


 

 

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