En France, les futures ZFE doivent être en place avant le 1er janvier 2025

 
Un quartier a Strasbourg

Strasbourg fait partie des douze villes françaises a avoir mis en place les Zones à faibles émissions, mais en 30 nouvelles agglomérations doivent franchir le cap prochainement. - Photography FREDERICK FLORIN / AFP©, FREDERICK FLORIN / AFP


En France, trente villes devraient accueillir les futures ZFE d'ici 2025 pour lutter contre la pollution. Paris, Lyon et Strasbourg limiteront bientôt les voitures Crit'Air 3, ciblant les véhicules diesel et essence anciens dans une démarche écologique cruciale.


Les futures ZFE : automobile et défis environnementaux en ville

Les futures ZFE se profilent comme des bastions de régulation pour les voitures polluantes, s'érigeant là où l'air ambiant se détériore. Inspirées par un modèle largement adopté en Europe, les Zones à faibles émissions visent à inciter les conducteurs à changer de voiture pour des véhicules moins émetteurs de polluants (voiture Crit’Air 1 et 2), tels que les voitures hybrides ou électriques, ou à privilégier les transports en commun et les modes de déplacement écologiques.


Douze grandes agglomérations françaises ont déjà adopté cette initiative : Paris, Lyon, Aix-Marseille-Provence, Nice, Toulouse, Montpellier, Strasbourg, Grenoble, Reims, Rouen, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand. Le chemin est encore long pour l’Hexagone, car de nombreuses futures ZFE doivent encore être en place dans de nombreuses métropoles tricolores. La mise en place des futures ZFE représente ainsi un effort significatif dans la lutte contre la pollution atmosphérique. Cela positionne la nation française comme un acteur engagé dans la transition vers une mobilité plus respectueuse de l'environnement.

Limiter l’impact des véhicules polluants : l’objectif de toutes les villes et agglos françaises

À partir du 1er janvier 2024, les villes pionnières dans l'adoption des Zones à Faibles Émissions ont introduit de nouvelles et sévères restrictions sur la circulation automobile, allant jusqu'à des interdictions complètes pour les véhicules diesel immatriculés avant 2006, classés Crit’Air 4 et 5. Cette mesure drastique a pour finalité de réduire l'impact de la pollution atmosphérique. Cependant, trente futures ZFE se préparent à devenir “zone à faible émission” et à franchir le cap au plus tard le 1er janvier 2025. Parmi elles, des métropoles majeures telles que Lille, Bordeaux, Dijon et Rennes. Les autos "non classées" selon la vignette Crit'Air, notamment celles immatriculées avant 1997 et les utilitaires légers immatriculés avant le 30 septembre 1997, seront exclues des anciennes et de ces futures ZFE. Outre ces futures ZFE, ces municipalités ont la latitude d'adopter des mesures encore plus strictes, si nécessaire, pour protéger la qualité de l'air.

En France, des amendes fixes pour encourager la mobilité propre et durable

En France, les futures ZFE imposent des amendes de troisième classe, d'un montant forfaitaire de 68 euros, aux contrevenants. Bien que les contrôles et les sanctions demeurent rares pour l'instant, le gouvernement annonce l'arrivée de radars dès le début de l'année 2026 pour automatiser ces processus dans les futures ZFE. Néanmoins, des dérogations sont envisagées au niveau local, permettant notamment aux véhicules munis d'une carte mobilité inclusion, aux voitures disposant d'une carte grise "collection" (réservée aux véhicules anciens âgés de plus de trente ans), ainsi qu'aux véhicules utilisés à des fins professionnelles telles que les marchés ou les déménagements, de circuler librement dans les anciennes et futures ZFE.

Les autos classées Crit’Air 3 bientôt interdites à Paris et Lyon

Au 1er janvier 2025, seules les métropoles les plus importantes de France, à savoir Paris et Lyon, seront tenues d'appliquer des restrictions concernant les voitures classées Crit'Air 3. Cette catégorie comprend les voitures diesel âgées de plus de 14 ans et les voitures à essence de plus de 19 ans. Marseille, Strasbourg et Rouen, bien qu'initialement prévues pour mettre en œuvre leurs Zones à Faibles Émissions, bénéficieront d'une exemption en raison de l'amélioration de la qualité de l'air dans leurs régions respectives. Cette décision reflète les efforts déployés pour atténuer les impacts de la pollution de l’air dans les centres urbains français.

Règlementation des voitures : les grandes métropoles serrent la vis

À Paris, les règles de restriction concernant la circulation des voitures, dans les futures ZFE et celles déjà en place, sont en vigueur du lundi au vendredi, de 08h00 à 20h00, à l'exception des jours fériés, dans une zone circonscrite par l'autoroute A86. Cependant, à Lyon et dans trois localités voisines, ces limitations s'appliquent sans interruption, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. De façon similaire, Strasbourg a pris la décision, bien que non contrainte, de prolonger les interdictions pour les véhicules Crit'Air 3 à compter de 2025, élargissant cette mesure à l'ensemble de l'Eurométropole, avec une restriction constante, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. À noter que les voitures électriques, hybrides et certains modèles essence récents peuvent circuler à toute heure. Ces initiatives reflètent l'engagement croissant des villes françaises envers des politiques environnementales plus strictes dans le cadre des futures ZFE.

Réduction de la pollution automobile : des Zones à faibles émissions quand même critiquées

La création des Zones à Faibles Émissions remonte à 2019, mais le débat sur leur implémentation a atteint son paroxysme au début de l'année 2023, dans un contexte de préoccupations croissantes liées à la pollution. Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, rappelle que certaines critiques évoquaient ces zones, les futures ZFE comme celles déjà instaurées, comme des zones d'exclusion drastiques, voire comparables à celles des "gilets jaunes".


Durant cette période marquée par des préoccupations autour du pouvoir d'achat, elles (les anciennes et futures ZFE) sont devenues le symbole de l'exclusion potentielle des conducteurs les moins fortunés, notamment en raison du coût élevé et de la rareté des véhicules moins polluants sur le marché de l'occasion. Afin de faciliter cette transition, diverses mesures ont été mises en place, telles que des aides à l'achat de voitures zéro émission et des programmes de "leasing social".

L’amélioration de l’air, des enjeux pour la santé

Lors d'une allocution, Christophe Béchu a exprimé son mécontentement quant à la qualité de l'air en France, soulignant que malgré des améliorations depuis les années 2000, le niveau actuel reste insatisfaisant. La pollution, en grande partie attribuable au trafic routier, au chauffage et aux activités industrielles, entraîne chaque année 40 000 décès prématurés selon Santé Publique France, et aggrave des maladies telles que l'asthme.


Des signes positifs sont néanmoins visibles dans certaines villes telles que Marseille, Strasbourg et Rouen, où la concentration en oxyde d'azote est passée sous la limite de 40 µg/m3, seuil règlementaire européen. Cependant, avec des normes européennes qui devraient être réduites à 20 µg/m3 d'ici la fin de la décennie, moins de la moitié des 42 agglomérations concernées par les futures ZFE sont actuellement en dessous de ce seuil critique.


Retrouvez toute l’actu sur les futures ZFE en France en suivant le compte X Paru Vendu.


Avec ETX / DailyUp

 

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