Le covoiturage en France : très peu d'automobilistes se tournent vers ce mode de déplacement

 
covoiturage
En France, le covoiturage ne fait que débuter, même si'il attire plus d'automobilistes grâce aux aides qui ont été mises en place. - Photography ricochet64 / Getty Images©

En janvier 2023, le covoiturage semble avoir conquis les automobilistes en France, avec 783 721 trajets (+17,6 % sur un an), un chiffre encore faible d’après l’Observatoire national du covoiturage. Cela est dû aux aides du gouvernent pour limiter l’émission de CO2. Les Français préfèrent toujours l’autosolisme.


Le covoiturage : en faible nombre en France

Le covoiturage est un mode de déplacement en voie d’expansion en France. Et avec la mise en place d’aides dédiées par le gouvernement à hauteur de 100 euros pour les trajets courts et longs, le nombre a augmenté en janvier 2023. Selon les chiffres reçus, l’Hexagone comptabilise 783 721 trajets, soit 17,6 % de plus sur un an. Pourtant, ce taux semble faible d’après Karos, le site de covoiturage au quotidien. En effet, les applications spécialisées ne recensent pas plus de 40 000 trajets par jour. Le nombre de véhicules n’étant pas comptabilisés. Un contraste saisissant avec les millions de déplacements quotidiens effectués en solo en voiture ou dans les transports en commun.

Les aides du gouvernement ont contribué au développement rapide de la mobilité partagée

L’accroissement du nombre de trajets effectués en covoiturage en France au mois de janvier 2023 est une nouvelle très positive pour les automobilistes intéressés par cette forme de transport. L’application de covoiturage Karo a reconnu que les dotations gouvernementales ont beaucoup contribué à ce début de succès. Cependant, il est encore assez tôt pour tirer des conclusions sur une éventuelle "explosion" de cette pratique. Il est important de noter que cette forme de mobilité collective offre un moyen pratique et économique pour se déplacer.


Cela permet en effet aux automobilistes et passagers de partager les frais de transport, favoriser l’économie collaborative, encourager la création de lien social entre citoyens et limiter leur impact environnemental. Ce qui permet de faire des économies de carburant considérables. Les primes octroyées par le gouvernement pour promouvoir cette forme de déplacement se présentent surtout comme un pas en avant dans la promotion de cette forme de transport alternative. Parmi les régions les plus avancées dans la pratique de ces modes de transport collectif, l’Île-de-France se retrouve en tête de liste devançant l’Occitanie, les Pays de la Loire et la Normandie.

Les grèves des transports publics à l’origine de cette nouvelle tendance …

Pour le cas de l’Île-de-France, les grèves du transport en commun ont un impact considérable sur les habitudes de déplacement des habitants de la région. Elles peuvent provoquer un report ponctuel des utilisateurs vers la mobilité partagée, qui pourrait alors une alternative attrayante pour les automobilistes qui cherchent à éviter les perturbations liées aux actions revendicatives. Ce phénomène peut contribuer à faire connaître l’autopartage à un public plus large, à promouvoir ses avantages et à inciter les gens à adopter un covoiturage régulier, même en dehors des périodes de grève.

Les automobilistes préfèrent rouler seuls dans leur habitacle, sans aucun autre passager

Un baromètre publié par Vinci révèle qu’en moyenne 8,5 conducteurs sur 10 optent pour l’autosolisme le matin à l’heure de pointe sur autoroute, ce, malgré les aides en place. Ce nombre d’automobilistes circulant seuls, qui a été mesuré par le concessionnaire à l’automne 2022, a connu une hausse sur un an, malgré les efforts visant à favoriser le covoiturage. Cela démontre que de nombreux conducteurs préfèrent voyager seuls dans leur citadine 4 places, break, monospace, SUV, 4x4 plutôt que de faire du covoiturage et partager leurs places et trajet avec d’autres personnes. Ce qui, à terme, pourrait augmenter la congestion sur les routes et contribuer à la pollution atmosphérique. Il est donc crucial de sensibiliser les gens aux avantages d’un mode de transports collectifs, non seulement pour améliorer la fluidité de la circulation sur les autoroutes, mais aussi pour soutenir un mode de transport plus écologique et économique.

Lutter contre l’autosolisme pour réduire l’émission de CO2

Combattre l’autosolisme est un enjeu crucial pour protéger l’environnement et pour réduire l’émission de CO2. L’autopartage est considéré comme une piste importante pour atteindre cet objectif. En effet, en encourageant les automobilistes à partager leur voiture avec d’autres personnes, cela peut contribuer à réduire le nombre de véhicules sur les routes et, par conséquent, à limiter le trafic et la pollution, à moins qu’il s’agisse de véhicules électriques. D’ailleurs, certaines villes françaises ont aménagé des voies réservées au covoiturage pour une meilleure circulation.


Dans cette optique, le gouvernement français a établi un objectif ambitieux de 3 millions de trajets quotidiens en covoiturage d’ici 2027, contre 900 000 aujourd’hui. Ce nombre inclut à la fois des trajets de courte distance et de longue distance. Si ce but est atteint, cela pourrait éviter l’émission de CO2 jusqu’à 4,5 millions de tonnes par an, selon le ministère de la Transition écologique. Cela représenterait une réduction importante de 1 % des émissions de gaz à effet de serre de la France.


Vous souhaitez suivre lire plus d’actualités ? Rejoignez la communauté Facebook de ParuVendu en vous abonnant à notre page.


Avec ETX / DailyUp

 

 

Trouvez votre voiture

ou Vendre sa voiture d'occasion

Martine Bonnet le 04/04/2023

 

Envoyer cet article à un ami

Le covoiturage en France : très peu d'automobilistes se tournent vers ce mode de déplacement

Informez-vous sur le covoiturage en France finance par des aides pour reduire l'emission de CO2. Les automobilistes sont plus adeptes de l'autosolisme.