Retard de la voiture autonome : son déploiement reprogrammé à 2035

 
Interieur d'une voiture autonome
Interieur d'une voiture autonome

Christophe Périllat, le PDG de Valeo, prévoit que 9 véhicules sur 10 auront des aides à la conduite en 2030. - Photography FREDERIC J. BROWN / AFP©




Au CES 2024, les experts font le point sur le retard de voiture autonome. Malgré cela, le développement se poursuit avec des innovations en matière de sécurité et d’aide à la conduite. Capteurs, caméras, lasers, logiciels, intelligence artificielle : les ingrédients du futur. Explications.


Retard de la voiture autonome : les technologies d'assistance à la conduite se développent pourtant

Malgré le retard de la voiture autonome, les sociétés déployant des robotaxis à grande échelle connaissent une expansion sans précédent dans un nombre croissant de villes. "De nombreux constructeurs automobiles traditionnels introduisent désormais des technologies d'assistance à la conduite dans leurs produits", déclare Kersten Heineke, associé et codirecteur du Centre McKinsey pour la mobilité future (MCFM), soulignant également d'importants progrès dans le domaine des camions autonomes. Malgré les défis environnementaux et un repli des financements, le secteur avance. Néanmoins, Heineke évoque avec optimisme ce retard de la voiture autonome, comparé à ce qui a été espéré il y a trois à cinq ans.

Le développement des logiciels et équipements dévoilé au salon de la technologie


Au Salon de l'électronique grand public (CES) à Las Vegas de 2024, le retard de la voiture autonome s’est fait sentir. Aucune percée spectaculaire n'a marqué l'industrie, mais plutôt une concentration sur le développement et l'amélioration de technologies cruciales, souligne-t-on. Selon les experts, le défi prédominant qui explique ce retard de la voiture autonome réside désormais dans le développement et la perfection des logiciels et équipements garantissant la sécurité des individus à l'intérieur et aux alentours de ces voitures sans chauffeur. Les fabricants et fournisseurs de l'industrie automobile mettent l'accent sur les Lidar, des capteurs cruciaux qui analysent l'environnement d'un véhicule, détectent des objets, des obstacles et estiment les distances grâce à la technologie laser.

Objectif 2030 : équiper les autos de systèmes d’aide au pilotage

En dépit des problèmes de retard de la voiture autonome, les allées du CES 2024 débordent d'innovations. Qu'il s'agisse de groupes historiques ou de jeunes start-up, mettant en avant des avancées notables en vision 3D, vision nocturne, et détecteurs de fatigue du conducteur équipés de dispositifs de surveillance des mouvements oculaires, gestuels, et même la détection des mains sur le volant. Christophe Périllat, dirigeant du groupe français Valeo, souligne l'impact salvateur de la technologie sur la sécurité routière, affirmant que "la technologie sauve des vies" lors d'une déclaration devant la presse. Selon lui, d'ici à 2030, 90% des véhicules, électriques et rechargeables, mondiaux seront équipés de systèmes d'assistance à la conduite (ADAS), dont 50% seront de niveau 2 et 2+. Trois millions de ces véhicules atteindront même le niveau 3 ou 4 d'automatisation. Cependant, le niveau 5, équivalent à un conducteur humain, semble actuellement hors de portée, soulignant ainsi la raison principale du retard de la voiture autonome.

Mobilité automatisée : l’intégration de l’intelligence artificielle, une solution salvatrice

Selon S&P Global Mobility, l'achat d'un véhicule totalement automatisé, capable de circuler sans intervention du conducteur, ne devrait pas devenir une réalité avant 2035. Le retard de la voiture autonome est donc bien réel. Cependant, d'ici là, une diversité de systèmes automatisés de sécurité et d'aide à la conduite, tels que le régulateur de vitesse, le dispositif anti-collision, etc., devraient proliférer pour compenser l'inattention ou les erreurs des conducteurs, selon l'étude. Cette tendance s'inscrit dans une diffusion croissante de l'intelligence artificielle dans le secteur. Adam Burden, d'Accenture, souligne l'importance de détecter l'attention par le suivi des mouvements du visage et des yeux, affirmant que cela permet d'adopter des mesures visant à maintenir la vigilance et la sécurité du conducteur. La conception et la mise au point de différents systèmes permettant au véhicule d’être attentif à son environnement se présentent ainsi comme les motifs inéluctables du retard de la voiture autonome.

Accidents de la route, défaillance technologique… : les problèmes des voitures autonomes évoqués

Actuellement, les véhicules autonomes font la une des médias principalement lorsqu'ils sont impliqués dans des accidents. Une raison de plus qui justifie de retard de la voiture autonome. Fin octobre 2023, l'entreprise de voitures autonomes Cruise, affiliée à General Motors, a suspendu indéfiniment ses activités après plusieurs incidents et la révocation de ses autorisations en Californie. Cruise opérait des taxis électriques autonomes dans plusieurs villes américaines. De plus, le système de conduite assistée "Autopilot" de Tesla (niveau 2) a été critiqué pour donner aux conducteurs une fausse impression d'autonomie, accroissant ainsi le risque d'accident routier. Le Washington Post, après avoir analysé les données de l'Agence de la sécurité routière américaine (NHTSA), a affirmé en juin 2023 que le mode "Autopilot" de Tesla avait été concerné dans 736 accidents et 17 décès aux États-Unis depuis 2019.

Un enjeu de sécurité, de règlementation et de coût

D'après une récente étude réalisée par le réassureur Swiss Re en collaboration avec les taxis autonomes Waymo One de Google, les voitures automones sont "considérablement plus sûres pour les usagers de la route que les conducteurs humains". Cette conclusion met en lumière les progrès significatifs en matière de sécurité dans le développement des technologies autonomes. Actuellement, même si le retard de la voiture autonome est conséquent, sa diffusion se manifeste selon deux axes distincts : d'une part, dans le domaine professionnel avec le déploiement de flottes de robotaxis et de navettes autonomes, et d'autre part, chez les particuliers, avec une automatisation moins poussée. Cependant, des obstacles subsistent, renforçant le retard de la voiture autonome. Ces problèmes concernent notamment des considérations règlementaires et économiques, car un investissement supplémentaire d'environ 10 000 dollars est nécessaire pour un véhicule de niveau 4.

Les robotaxis, l’avenir des véhicules automatisés

L'investissement supplémentaire dans un véhicule automatisé trouve rapidement son amortissement grâce à son exploitation quasi continue, 24h/24, tous les jours de l'année. Malgré le retard de la voiture autonome, MKersten Heineke prévoit l'émergence prochaine de "centaines de milliers de robotaxis" d'ici à trois à cinq ans, avec la Chine en première ligne, devançant les États-Unis et l'Europe. L'essor de la conduite automatisée pourrait potentiellement générer entre 300 et 400 milliards de dollars à l'échelle mondiale d'ici à 2035, selon les projections du Centre McKinsey pour la mobilité future (MCFM).


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Avec ETX / DailyUp

 

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