Douce violence !
Si le moteur de la XJ6 Diversion a le même look que celui de la FZ6 de 98 ch, ses composants internes lui sont en revanche spécifiques et vont tous dans le sens d’une plus grande disponibilité à bas et moyen régime. Au final, plus de couple, moins de puissance (78 ch), ce qui cadre parfaitement avec la vocation de la moto.
L’embrayage est d’une bienveillante douceur, ce qui est particulièrement appréciable en ville où les arrêts et les démarrages sont fréquents. Même constat en ce qui concerne la sélection des six rapports d’une boîte rapide, précise et parfaitement étagée que l’on oublierait presque d’utiliser tant le moteur fait preuve d’une réjouissante vigueur de son régime de ralenti à la zone rouge du compte-tours.
A l’aise en ville comme sur la route
En ville, la XJ6 Diversion est comme un poisson dans l’eau. La surprenante souplesse du moteur qui accepte de repartir sans hoqueter en sixième dès 1 000 tr/min, l’extrême douceur des commandes et des suspensions, ainsi que le freinage parfaitement dosable qu’un ABS optionnel peut achever de sécuriser, la faible largeur du carénage, les rétroviseurs suffisamment hauts pour ne pas heurter ceux des voitures, la faible hauteur de la selle… tout concourt à faire de la Diversion l’engin idéal pour le « commuting », les trajets boulot-dodo en bon français.
Sur la route, le Diversion continue de séduire par la bonne protection offerte par son tête de fourche, par la neutralité de son châssis que l’on met sur l’angle avec une facilité dérisoire et par la souplesse du moteur qui permet d’enrouler tranquillement sur le sixième rapport tout en offrant toujours une réponse immédiate à la (douce !) poignée des gaz pour dépasser en toute sécurité. Et s’il vous prend l’envie d’attaquer un peu, la Diversion se prêtera également de très bonne grâce à l’exercice grâce à son équilibre et à sa mécanique qui, mine de rien, grimpe sans faiblir jusqu’à près de 12 000 tr/min… ce qui revient à dire que l’on dispose d’une plage d’utilisation de près de 10 000 tr/min !
Au final, la seule petite critique ira à la selle un peu dure qui vous tanne les fesses sur les longues étapes et vous incitera à vous arrêter toutes les deux heures ce qui, avec un peu de chance, devrait coïncider avec la nécessité de ravitailler... et les recommandations de la Prévention Routière. Ils pensent décidément à tout chez Yamaha !