Essai Honda Jazz 1.4 ES CVT 2002 : c'est dans la boîte !

 
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Un bonheur n'arrive jamais seul ! L'intelligente petite Honda Jazz s'offre un moteur plus puissant mais aussi, et surtout, une boîte automatique à variation continue aussi facile qu'amusante à utiliser.

 

Date de commercialisation : août 2002 / Date de l'essai : juillet 2002

 
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La petite berline Honda Jazz, remplaçante de l'insipide et confidentielle Logo, nous avait séduit par la bonne bouille de cette voiture, ses solides qualités routière et l'intelligence de ses aménagements intérieurs.

 

Cette auto nous avait cependant laissé sur notre faim sur le plan des performances à cause d'un moteur desservi par l'étagement trop long de la boîte à cinq rapport à laquelle il était accouplé. Animée par un 1.2 l de 78 ch, cette version "de lancement" reste bien sûr au catalogue mais elle reçoit aujourd'hui le renfort d'une Honda Jazz dont le 4 cylindres, sensiblement plus musclé, est accouplé à une originale boîte automatique CVT à variation continue. Pourquoi originale ? tout simplement parce que cette boîte offre le choix entre trois différents modes de fonctionnement.  

 



Puce rouge UN PEU DE TECHNIQUE

 
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Une boîte automatique réclamant un minimum de puissance, la Honda Jazz CVT s'offre un nouveau moteur dont la cylindrée portée à 1.4 l lui permet d'offrir 83 ch. La différence de puissance avec le 1.2 l n'est pas énorme (5 ch seulement) mais le gain en couple est beaucoup plus conséquent. Or c'est essentiellement cette valeur qui est le gage de la bonne exploitation d'une boîte auto.

 

Pour sa Honda Jazz, Honda a choisi une boîte CVT, autrement dit une boîte à variation continue dont le principe de base est celui du variateur de nos bonnes vieilles Mobylettes bleues.

 

En termes simples, la CVT consiste en une poulie "menante" (entrée) et une poulie menée (sortante) reliées par une courroie en acier qui transmet le couple du moteur vers la transmission finale. Un des flasques de chacune des poulies est fixe tandis que l'autre peut être déplacé hydrauliquement, vers l'intérieur ou vers l'extérieur, faisant ainsi varier le diamètre des poulies. La courroie se déplace donc à des hauteurs variables sur les parois de chacune des poulies, offrant ainsi à la voiture un nombre infini de rapports. C'est la variation continue !

 



Puce rouge MERCI L'ÉLECTRONIQUE !

 

Les premières boîtes CVT avaient un énorme défaut. Elles faisaient exagérément "mouliner" le moteur, donnant au conducteur l'impression de conduire une voiture dont l'embrayage patinait en permanence. Conséquence : beaucoup de bruit et beaucoup d'essence... pour pas grand chose !

 

L'électronique, heureusement, est venue au secours des boîtes à variation continue. En prenant en compte, non seulement, les volontés du conducteur exprimées par la pression de son pied sur l'accélérateur, mais également le profil de la route, les petites puces savantes choisissent en permanence la démultiplication idéale de la boîte pour adapter avec un maximum de justesse les performances du moteur aux exigences de la route.

 



Puce rouge SANS... OU AVEC LES MAINS !

 
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La boîte CVT élaborée par Honda est une boîte... à (bonnes) surprises ! Elle offre en effet au conducteur la possibilité de choisir entre trois modes de fonctionnement.

 

Le premier correspond à l'utilisation conventionnelle d'une boîte à variation continue : le sélecteur au plancher positionné en position D (Drive) ou S (Sport), la boîte se débrouille toute seule et change de démultiplication en passant par toutes les innombrables démultiplications qu'offre l'écartement variable de ses poulies.

 

Pour passer sur le second mode, une petite impulsion sur une touche positionnée en dessous de la branche droite du volant suffit : la boîte va alors monter (ou descendre) automatiquement 7 rapports présélectionnés. La bonne surprise, c'est qu'à tout moment, le conducteur peut "reprendre la main". Il dispose pour cela de commandes fixées sur les branches droite et gauche du volant. Une petite pression sur le haut de l'une des deux touches pour engager le rapport supérieur, une autre sur le bas pour rétrograder.

 

Avec sept vitesses à disposition, il vaut mieux savoir où on en est ! Un affichage au tableau de bord est heureusement là vous indiquer quelle vitesse est engagée. De toute manière l'électronique veille en permanence pour éviter aussi bien les sur-régimes que les sous-régimes.  

 



Puce rouge COOL OU SPEED... MAIS TOUJOURS EN DOUCEUR

 
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En ville, la Honda Jazz 1.4 CVT fait merveille grâce à son excellent rayon de braquage et, bien sur, à sa boîte auto qu'on laisse se débrouiller toute seule. J'avoue cependant avoir très vite opté pour le mode automatique à 7 rapports qui donne une plus grande impression de nervosité que le mode automatique à variation continue.

 

Sur la route, tout dépendra de votre humeur. Pour la balade sur de belles routes bien roulantes, on profite de la conduite déstressante qu'offrent l'un ou l'autre des deux modes automatiques. Sur un itinéraire plus tourmenté, on jouera sans jamais se lasser avec les petits boutons du mode manuel. Les changements de rapports se font alors avec une rapidité et une douceur surprenantes. En rétrogradant au bon moment, on arrive ainsi à tenir un rythme soutenu sans même avoir à toucher aux freins.

 

On profite alors du tonus du moteur 1.4 l, beaucoup plus convaincant en terme de reprises que le "petit" 1.2 l. Bien qu'équipée des mêmes trains roulants que la 1.2 l, la 1.4 CVT nous a semblé pourtant sensiblement plus confortable qu'elle. L'amortissement est assez ferme, mais l'essieu avant plus chargé (la boîte CVT est plus lourde qu'une boîte mécanique conventionnelle) encaisse avec plus de douceur les irrégularités de la chaussée.  

 



Puce rouge BIEN EQUIPÉE MAIS TOUJOURS UN PEU CHÈRE

 
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La Honda Jazz 1.4 CVT bénéficie d'un niveau d'équipement ES qui lui est spécifique. Comparée à la 1.2 LS, elle offre en plus des vitres arrière électriques, des airbags latéraux et de belles jantes alliage. Tout cela suffira-t-il à faire passer le seul gros défaut de cette petite Honda ?

 

Vendue 16.000 €, elle est plus chère que la plupart des autres citadines automatiques. Honda aurait pu profiter du fait que sa Jazz "cartonne" littéralement dans son pays natal, où elle n'est d'ailleurs proposée qu'avec la boîte CVT, pour nous proposer sa séduisante citadine à un tarif plus amical. Car l'argument du surcoût d'une boîte auto ne tient plus quand la voiture qui est la plus vendue dans son pays d'origine en est systématiquement équipée.  

 



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D. Allignol le 21/12/2021

 

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