Essai Mazda5 2.0 MZR-CD 2005 : le monospace 6+1

 
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Modulable à souhait, efficacement motorisée, aussi agréable que sûre à conduire, la Mazda5 réunit tous les ingrédients propres aux monospaces compacts... quelques pratiques astuces en plus.

 

Date de commercialisation : juin 2005 / Date de l'essai : août 2005

 

De tous les segments automobiles, celui des monospaces compacts (né avec le Renault Scénic), est assurément celui dont on demande à ses représentants de réunir le plus grand nombre de qualités… souvent contradictoires. Un monospace compact doit être (ça va de soi) :

  • compact mais habitable ;
  • pratique (voire même « utilitaire ») mais aussi séduisant ;
  • confortable mais efficace ;
  • facile à conduire mais pas ennuyeux à piloter…

Bref, tout un faisceau de qualités qui font des monospaces compacts des voitures particulièrement polyvalents. Et comme cette fameuse polyvalence est particulièrement recherchée sur le marché français, il n’en faut guère plus pour expliquer le succès de la catégorie dans l’Hexagone.

C’est donc dans un segment particulièrement concurrentiel que vient s’insérer, avec de solides arguments, la nouvelle Mazda5.

 



Puce rouge UN "GRAND" COMPACT

 
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La Mazda5 remplace à la fois le « petit » Mazda Premacy et le « gros » MPV. Cela explique sa longueur de 4,51m (4,26m pour un Renault Scénic standard et 4,49 m pour un Renault Grand Scénic) qui le classe dans la catégorie des « grands » compacts et lui permet d’emblée d’être proposé en versions cinq ou sept places.

 

Précisons tout de suite que si les versions 5 places sont inscrites au catalogue, elles devront faire l’objet d’une commande spéciale : à la clé, une économie de 600 €, mais un plus long délai de livraison !

 



Puce rouge LE PREMIER COMPACT À PORTES ARRIÈRES COULISSANTES

 
Essai Mazda5 2.0 MZR-CD 2005 (3)
 
 

C’est la grande originalité de la Mazda5 ! Pour la première fois, un monospace compact bénéficie de portes arrière coulissantes. Larges et légères, elles s’ouvrent et se ferment aisément tout en facilitant l’accès aux places arrière, même à celles de la troisième rangée où, à condition qu’ils ne soient pas trop grands, deux adultes peuvent prendre place.

 

Comme dans l’Opel Zafira, les deux sièges « du fond » s’escamotent complètement dans le plancher. Idem pour les sièges de la rangée centrale à dossiers réglables qui peuvent aussi coulisser sur 27 cm.

 

Avec tous ses sièges arrière repliés, la Mazda5 dégage un espace de charge rigoureusement plat d’une contenance de 1.566 dm3. En configuration 5 places, le compartiment à bagages offre 720 dm3 (du plancher au pavillon), ce qui est tout à fait correct. En revanche, si les sept places sont occupées, prévoyez un coffre de toit ou une remorque : 112 dm3 seulement sous tablette ! L’accès au coffre se fait par un large hayon qui offre la particularité d’avoir deux hauteurs d’ouverture. Le premier arrêt, à 1,812 m du sol, permet au hayon de ne pas heurter le plafond d’un parking souterrain. Le second, à 1,909 m, permet aux plus grands de charger aisément le coffre sans se cogner la tête (au hayon, pas au plafond !).

 



Puce rouge PLUTÔT SIX PLACES ET DEMI QUE SEPT !

 
Essai Mazda5 2.0 MZR-CD 2005 (5)
 
 

Les Japonais aiment bien donner des petits noms à leurs trouvailles. Celle qui se dissimule au niveau de la banquette centrale s’appelle donc « Karakuri », ce qui peut se traduire par « effet de surprise ».

 

En soulevant les assises des deux sièges latéraux on découvre, sous celui de droite, un coffre de rangement (surmonté d’une tablette) qui se bascule au centre et, sous celui de gauche, l’assise du siège central qui se déploie également entre les deux sièges. C’est alors l’accoudoir central qui fait office de dossier.

 

Autant le dire tout de suite, cette septième place doit être considérée comme une place de dépannage. Son assise est très étroite, tout comme son dossier qui, en plus, est très dur. Voilà qui fait de la Mazda5 une fausse sept places mais une vraie « six places et demi ».

 



Puce rouge LE PLEIN DE RANGEMENTS

 

En bon monospace, la Mazda5 ne néglige pas les aspects pratiques. Sans aller, comme le Scénic, jusqu’à offrir des petits coffres cachés dans le plancher, le monospace japonais met à votre disposition plus de 45 compartiments de rangements, dont une grande boîte à gants d’un volume de 11 litres.

 

Attention, 10 de ces rangements sont des porte-gobelets, ce qui devrait être suffisant, même avec le plein de passagers ! Inévitables elles aussi dans un monospace, des tablettes aviation sont montées de série dans toutes les versions sept places. 

 



Puce rouge FINITION SOIGNÉE, ÉQUIPEMENT GÉNÉREUX

 
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Volant réglable dans les deux plans et siège conducteur ajustable en hauteur permettent de trouver une bonne position de conduite, plus typée « automobile » que « camionnette ». La planche de bord, quoique assez massive, est agréablement dessinée et le positionnement des diverses commandes démontre que l’ergonomie a été bien pensée. Très « tendance » actuellement dans l’univers monospace, le levier de vitesse positionné en hauteur sur une petite platine tombe instinctivement sous la main.

 

Disponible en trois niveaux de finition, Harmonie, Elégance et Performance, la Mazda5 se signale par son bon niveau d’équipement, tant en ce qui concerne la sécurité que l’agrément de vie à bord. On aura toutefois intérêt à opter pour le niveau intermédiaire Elégance qui offre de série :

  • une climatisation automatique ;
  • un autoradio CD ;
  • quatre vitres électriques ;
  • un capteur de pluie ;
  • des phares automatiques et qui permet, en option (520 €), d’obtenir l’ESP monté de série sur la finition Performance.

Ne quittons pas le domaine des options sans signaler le système audio à disque dur de 20 gigabits (780 €) qui permet de mémoriser environ 3 000 titres.

 

Hélas, cet équipement qui ravirait les mélomanes impose, non seulement d’opter pour le niveau supérieur Performance, mais aussi de retenir obligatoirement les options DVD avec écran escamotable au plafond (1 980 €) et système de navigation GPS (2 500 €). Dur, dur, le disque dur !

 



Puce rouge DEUX DIESELS TONIQUES

 
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Les Japonais détestent les moteurs Diesel auxquels ils reprochent leur manque de noblesse mécanique. Cela ne les empêche heureusement pas d’en fabriquer de bons, et même d’excellents, comme le 2.2 i-CTDi de Honda.

 

100% japonais, le 2.0 litres turbo Diesel de la Mazda5 mérite lui aussi de prendre place parmi les meilleurs « mazouts » actuels. Il est disponible en deux niveaux de puissance, 110 et 143 ch, et délivre, dans les deux cas, un couple conséquent : 310 Nm pour le moins puissant et 360 Nm pour le plus costaud. De quoi permettre aux deux versions de la Mazda5 d’atteindre respectivement 179 et 197 km/h maxi (largement suffisant pour une voiture familiale) tout en faisant preuve d’une respectable sobriété (5,7 l/100 km en moyenne).

 

Plutôt discrets, même à froid, les 2.0 l MZR-CD 110 et 143 garantissent de bonnes accélérations… sitôt passé le cap des 2.000 tr/min en dessous duquel ils se montrent un peu creux. Un bon point en passant pour le filtre à particules sans entretien dont ils bénéficient de série.

 



Puce rouge UN COMPORTEMENT SAIN, RASSURANT ET EFFICACE

 
Essai Mazda5 2.0 MZR-CD 2005
 
 

Essayée en Autriche sur un parcours varié alternant grands axes et petites routes de montagne, la Mazda5 nous a séduit par son comportement routier. Un peu « lourde » à basse vitesse, la direction assistée se fait ensuite oublier et commande avec précision un train avant… précis lui aussi. La Mazda5 repose sur la même plate-forme (rallongée de 11 cm au niveau de l’empattement) que le Ford C-Max mais hérite de trains roulants Mazda.

 

Stable à haute vitesse, elle fait preuve d’une agréable vivacité en courbe tout en rassurant le conducteur par sa neutralité. Il faut vraiment adopter un rythme très rapide pour entendre les pneus chanter et sentir l’apparition d’un léger sous-virage. L’amortissement, d’excellente qualité, réunit les deux critères que l’on est en droit d’attendre d’une suspension réussie : préserver le confort tout en contenant efficacement les mouvements parasites de la caisse et, en particulier, le roulis.

 

Bref, la nouvelle Mazda5 ne se contente pas de son « Karakuri » pour séduire. Moins chère que le Renault Grand Scénic, elle offre des motorisations plus puissantes, un équipement plus généreux et, ce qui ne gâte rien, une année de garantie supplémentaire. A Mazda de le faire savoir ! 
 

 



Puce rouge TOUTES LES FICHES TECHNIQUES ET COTES DE LA MAZDA 5

 
 

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