Essai Chevrolet Aveo 2008 : l'américaine low cost

 
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(date de l'essai : août 2008)     Née en 2002 sous le label coréen Daewoo, la petite berline polyvalente Kalos change de nom. Désormais baptisée Aveo, elle profite de son changement de nom de baptème pour s’offrir un nouveau visage et deux nouveaux moteurs.

 
 
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Conception : du neuf dehors, du vieux dedans

Ne vous fiez pas aux apparences ! Même si la nouvelle Chevrolet Aveo a toutes les apparences d’une nouvelle voiture, elle reprend de très nombreux éléments à la défunte Kalos, à commencer par sa plate-forme et ses principaux emboutis de sa carrosserie. L’Aveo se distingue donc essentiellement de celle qu’elle remplace par une face avant efficacement modernisée, par une planche de bord redessinée et par une nouvelle palette de motorisations issues de la banque d’organes de GM-Europe, et déjà présents sous le capot de certaines Opel.
 
 
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Design : un lifting réussi

La face avant assez insipide de la Kalos cède ici la place à une toute nouvelle calandre beaucoup plus agressive, caractérisée par une prise d’air barrée horizontalement par un bandeau de tôle arborant fièrement le (gros) logo de la marque Chevrolet, un nœud paillon stylisé. L’Aveo bénéficie également d’un nouveau regard beaucoup plus expressif grâce à la forme fuyante des ses grands phares dont le dessin rappelle celui de la berline Epica.

A l’arrière les changements sont plus minimes et se résument au montage de feux redessinés. Si l’on met à part les phares qui empiètent plus généreusement sur les ailes, le profil n’est pratiquement pas modifié, celui de la version 3 portes étant efficacement dynamisé par la découpe inversée des vitres arrière latérales.
 
 
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Habitabilité : petite dehors, grande dedans

Comme la Kalos, l’Aveo propose une habitabilité généreuse compte tenu de son gabarit. Sa longueur de 3,92 m seulement fait d’elle une citadine idéale mais ne l’empêche pas de pouvoir accueillir occasionnellement trois adultes sur sa banquette arrière qui est rabattable 2/3-1/3 dès le premier niveau de finition. De quoi faire passer la contenance du coffre de 220 à 980 dm3.

A l’avant, l’espace est généreux et le conducteur bénéficie, là encore dès l’entrée de gamme, d’un siège et d’un volant réglables en hauteur. La planche de bord a été entièrement redessinée et sa présentation flatteuse s’accompagne d’une ergonomie soignée. Les grincheux déplorerons l’absence de plastiques » moussés », mais si les éléments qui composent la planche de bord de l’Aveo sont « durs », ils ont le mérite d’être très correctement assemblés. Autant dire qu’à bord de l’Aveo, et en dépit d’un prix d’attaque inférieur à 10.000 €, on n’a jamais l’impression d’être au volant d’une voiture « discount ».
 
 
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Equipements : on en a pour son argent !

Que ce soit en 3 ou en 5 portes, l’Aveo est proposée en trois niveaux de finition, « base », LS et LT. Dès le premier niveau, l’Aveo bénéficie de série d’airbags frontaux et latéraux aux places avant, de fixations Isofix sur les sièges latéraux arrière, d’une direction assistée, d’un volant et d’un siège conducteur réglables en hauteur, de vitres avant électriques, d’un verrouillage centralisé et d’un combiné radio RDS lecteur CD MP3 4 x 40 W avec 4 HP.

Avec le second niveau LS, rétroviseurs extérieurs et poignées de portes adoptent la même teinte que la carrosserie. Les jantes sont toujours en acier mais elles passent de 14 à 15 pouces. Le verrouillage centralisé gagne une commande à distance et, à l’intérieur, les contre-portes se parent de tissu tandis que les rétroviseurs, désormais dégivrants, bénéficient de réglages électriques. La climatisation fait son apparition, mais ce qui est logique à ce niveau de gamme, sa régulation reste manuelle.

Avec le niveau LT qui est uniquement disponible avec le plus gros moteur, l’Aveo se distingue par le montage d’un béquet arrière ton carrosserie et de jantes alliage de 15’’ (disponibles en accessoire pour les niveaux de finition inférieurs). A l’intérieur, la planche de bord s’embellit d’une finition en aluminium brossé, le volant et le pommeau de levier de vitesses se gainent de cuir, le combiné auto radio gagne deux haut-parleurs supplémentaires et la climatisation bénéficie d’une régulation automatique.


La liste des options n’est pas imposante puisqu’elle se contente d’incorporer la peinture métallisée ou nacrée (365 €), l’aide au stationnement arrière (230 €) et la pose de films de protection sur les boucliers avant et arrière (100 €).
 
 
Motorisations : le choix entre essence et GPL

Sous le capot de l’Aveo prennent place deux nouveaux moteurs essence qui remplacent avantageusement les deux blocs dont disposait la Koleos. L’offre débute avec un 1.2 l 16 soupapes qui gagne 12 ch par rapport à l’ancien 1.2 l 8 soupapes (84 au lieu de 72 ch) et dont le couple passe de 104 à 114 Nm. Non content d’être plus puissant, ce 1.2 l se révèle également plus propre et ses rejets de CO2 (132 g/km au lieu de 153) lui permettent d’échapper au malus écologique.

L’autre bloc, qui est réservé à la finition haute LT, et qui est d’ailleurs la seule motorisation proposée à ce niveau de gamme, développe 101 ch alors que l’ancien 1.4 l de la Kalos se contentait de 94 ch. Là encore, la consommation est en baisse (de 14% selon le constructeur) et les rejets de CO2 contenus à 140 g/km) permettent là encore de ne pas avoir à acquitter de malus écologique. Comme le 1.2 l, le 1.4 l est accouplé à une boîte manuelle à 5 rapports, mais il est le seul à pouvoir recevoir une boîte automatique à 4 rapports moyennant un supplément de 1.100 €.

N’ayant pas droit (pour le moment) à une motorisation Diesel, l’Aveo compense ce handicap par une version GPL du petit 1.2 l. Voilà qui n’est pas une si mauvaise idée puisque, à l’heure ou le gazole est aussi cher que le super, le GPL (moins de 0,80 € le litre) reste, et de loin, le carburant le moins cher à la pompe. De plus, opter pour une Aveo GPL vous donne droit à un bonus écologique immédiat de 2.000 €. A méditer !
 
 
Tenue de route: priorité au confort de roulage

Notre Aveo 1.2 l LS d’essai n’a rien de foudre de guerre, mais la souplesse de son moteur lui permet d’enrouler sur le 5ème rapport à 50 km/h. Un bon point pour rouler économiquement, même en ville. L’étagement très long des rapports de la boîte favorise également la conduite « citoyenne » sur la route mais s’avère néfaste aux relances rapides qui imposent la « rentrée » d’un ou deux rapports.

L’Aveo ne se traîne pas pour autant et s’intègre sans difficulté dans le trafic des voies rapides. Sur la route, son amortissement est une excellente surprise puisqu’il gomme remarquablement les déformations de la chaussée. Cela se paie certes par des mouvements de caisse assez généreux, mais pas au point de mettre à mal l’estomac de vos passagers. Taillée pour la ville, l’Aveo se comporte donc fort honorablement sur la route, faisant ainsi preuve d’une bonne polyvalence qui va de pair avec son rapport prix/équipement/habitabilité plus que convaincant.


A retenir

● Un confort de roulage étonnant
● Une finition soignée
● Un gabarit idéal pour la ville
● Un bonus de 2.000 € avec le 1.2 l essence/GPL

Les plus
Très bon confort de roulage
Excellent rapport prix/équipement
Lifting réussi

Les moins
Rapports de boîte trop longs
Amples mouvements de suspension
Pas de Diesel
 

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D. Allignol le 17/05/2011

 

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