Essai Mercedes Classe E 2009 : quand rouler rime avec sérénité

 
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Actrice majeure du segment des grandes routières, la Mercedes Classe E se doit de marquer systématiquement les esprits chaque fois que son constructeur en dévoile une nouvelle version. La nouvelle Classe E frappe très fort en jouant à fond sur deux thèmes particulièrement porteurs, la sobriété et la sécurité.

 

Date de commercialisation : juin 2009 / Date de l'essai : mars 2009


 

Puce rouge MERCEDES CLASSE E : SOMMAIRE

>> Conception

>> Design

>> Habitabilité

>> Equipements

>> Motorisations

>> Comportement routier



Puce rouge CONCEPTION

 

Viser l’excellence !

 
Essai Mercedes Classe E 2009 (1)
 
 

Modèle le plus important dans la gamme du constructeur à l’étoile, la Mercedes Classe E se devait d’évoluer pour résister aux coups de butoir de ses éternelles rivales, la BMW Série 5 et l’Audi A6.

 

Pour lui permettre de reconquérir son titre de meilleure routière, son constructeur a voulu faire d’elle la voiture la plus attentionnée du monde pour qu’à son bord les kilomètres défilent vite, mais dans le plus grand confort et avec un maximum de sécurité.

 

Question confort, nous n’avons pas été déçus, question sécurité non plus, même si nous n’avons pas testé (heureusement !) tous les dispositifs high-tech destinés à rendre la route la plus sûre possible, à commencer par le système de détection de somnolence Attention Assist monté de série sur toutes les versions d’une Mercedes Classe E toujours familière et pourtant différente. 
 

 

 

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Puce rouge DESIGN 

 

Les angles chassent les rondeurs

 
Essai Mercedes Classe E 2009 (2)
 
 

Pour les designers de Mercedes, la nouvelle Mercedes Classe E se devait d’ouvrir un nouveau chapitre de sa longue histoire. Aux lignes fluidifiées mais toujours un peu lourdes de la précédente version lancée en mars 2002, la nouvelle oppose aujourd’hui une carrosserie aux lignes plus tendues, plus nerveuses, plus dynamiques, qui font la part belle aux angles vifs.

 

Ce parti pris stylistique inauguré par le 4x4 GLK modernise incontestablement l’icone de la marque à l’étoile qui ne peut s’empêcher toutefois de faire un clin d’œil appuyé au passé en surlignant ses passages de roue arrière d’un pli de tôle fortement marqué, comme l’avait fait avant elle sa lointaine aïeule lancée en 1947, la 170 V, plus connue sous le nom de « Mercedes Ponton ».

En 1995, la Mercedes Classe E se distinguait en inaugurant une face avant caractérisée par ses quatre phares ronds (ovalisés en 2002) qui tranchaient radicalement avec les optiques « bêtement » rectangulaires de la précédente génération.

 

En 2009, ces quatre optiques, qui sont un peu la signature de la Mercedes Classe E, sont toujours là, mais elles ont adopté des formes anguleuses afin de s’harmoniser aux nouvelles lignes de la carrosserie. Des angles, on en retrouve aussi sur la planche de bord dont le style s’inspire du 4x4 GLK.

 

On notera aussi que, contrairement à la « petite » Mercedes Classe C qui change de calandre en fonction de ses niveaux de finition, la nouvelle Mercedes Classe E n’a droit qu’à une calandre unique, ce qui permet à la fameuse étoile de trôner fièrement au bout de son long capot sur toutes ses versions, même celles équipées du pack AMG.

La version haut de gamme Avantgarde Executive se distingue cependant par les deux guirlandes de LED qui remplacent les projecteurs antibrouillards et les feux de jour ronds des deux versions d’entrée de gamme Classic et Elegance Executive.

 

 

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Puce rouge HABITABILITÉ

 

Un salon VIP aux dimensions généreuses

 
Essai Mercedes Classe E 2009 (5)
 
 

Plus longue de 2 cm que le modèle précédent, la nouvelle Mercedes Classe E gagne également 2 cm au niveau de son empattement. Cela profite directement aux places arrière où trois adultes peuvent s’installer sans avoir à jouer des coudes et sans avoir les genous sous le menton. La moindre des choses avec une voiture longue de 4,868 m !

Mais comme la place centrale n’est pas des plus confortables à cause de son dossier qui fait aussi office d’accoudoir, pourquoi ne pas opter directement pour l’option « sièges individuels arrière ». Pour 1 800 €, elle permet de remplacer la banale banquette par deux « fauteuils » chauffants au maintien latéral accru et séparés par un large accoudoir central intégrant, comme il se doit, quelques porte-gobelets.

A l’avant, où la place ne manque pas, on apprécie tout particulièrement le soin apporté par Mercedes à la qualité des sièges partiellement électriques pour la hauteur de l’assise et l’inclinaison du dossier, le réglage en longueur restant manuel.

Là encore, il est possible d’améliorer « l’ordinaire » via plusieurs options : sièges chauffants (400 €), sièges chauffants et climatisés (1 350 €), sièges avant tout électrique avec fonction mémoire incluant la colonne de direction et les rétroviseurs extérieurs ou, le fin du fin, sièges avant multicontours dynamiques avec fonction massage (1 500 €). Dans ce cas, des coussins d’air à régulation individuelle s’adaptent idéalement à la stature de chacun, les joues latérales des sièges s’ajustant de plus dynamiquement et automatiquement à la situation de conduite.

Quant au compartiment à bagages, sa contenance n’a pas varié par rapport à la précédente version : mais avec ses 540 dm3, il est dans la moyenne haute de la catégorie : 6 dm3 de moins qu’une Audi A6, mais 20 dm3 de plus qu’une BMW Série 5.

 

 

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Puce rouge EQUIPEMENTS

 

Par où commencer ?

 
Essai Mercedes Classe E 2009 (3)
 
 

on, une chose est sûre, même en version de base, la nouvelle Mercedes Classe E est parfaitement vivable sans avoir à piocher dans son impressionnante liste d’options.

 

La finition Classic d’entrée de gamme (à partir de 41 600 €) vous offre déjà :

  • un système d’amortissement piloté ;
  • des sièges avant partiellement électriques ;
  • un volant multifonctions gainé de cuir Nappa réglable en hauteur et en profondeur ;
  • 4 vitres électriques ;
  • une climatisation automatique deux zones ;
  • un accoudoir central à l’avant et à l’arrière ;
  • des appuie-tête arrière rabattables électriquement depuis l’avant ;
  • un ordinateur de bord ;
  • un avertisseur dynamique de maintenance ;
  • un détecteur de pluie ;
  • et une radio CD MP3 avec écran couleur et connexion Bluetooth.

Voilà pour le bien-être à bord.

 

Pour la sécurité, ce même niveau vous offre :

  • un ABS avec assistance au freinage d’urgence et aide au démarrage en côte ;
  • un ESP (régulation de comportement dynamique) et un ASR (antipatinage) ;
  • un avertisseur de perte de pression des pneus ;
  • l’allumage automatique des phares ;
  • un régulateur et un limiteur de vitesse ;
  • des fixations ISOFIX pour sièges-enfants à l’arrière ;
  • un capot moteur actif pour la protection des piétons ;
  • des airbags frontaux ;
  • un airbag genoux pour le conducteur ;
  • des airbags latéraux avant et des airbags de tête avant et arrière ;
  • le système de sécurité préventive PRESAFE ;
  • sans oublier, bien sûr, l’inédit système de détection de somnolence (Attention Assist) qui recommande au conducteur de faire une pause dès l’apparition des premiers signes de fatigue. Ces derniers ne sont pas détectés par une caméra qui vous ausculte la pupille en permanence comme sur une Lexus, mais par la prise en compte de 7 paramètres différents, dont les actions du conducteur sur le volant, les freins, la climatisation, la radio, etc.


Avec le niveau Elégance Executive, apparaissent :

  • la banquette arrière rabattable 1/3-2/3 ;
  • les garnitures intérieures en cuir ;
  • des inserts décoratifs en ronce de noyer ;
  • un système de navigation par DVD ;
  • un changeur 6 CD/DVD ;
  • et des rétroviseurs rabattables électriquement, le rétro extérieur gauche de même que le rétro intérieur bénéficiant d’une fonction jour/nuit automatique.


La finition AvantGarde Executive se distingue de l’Elégance Executive par :

  • une calandre à 3 lamelles noires (au lieu de 4 lamelles ton argent) ;
  • des jantes alliage de 17’’ au lieu de 16 ;
  • des feux de jour et des stops à diodes LED ;
  • et une suspension surbaissée (-15 mm) à réglages sport.

Cette finition est la seule a pouvoir être associée au Pack Sport AMG qui, pour 3 400 €, regroupe :

  • un volant sport 3 branches avec palettes au volant (avec BVA uniquement) ;
  • un pédalier sport en acier inoxydable brossé avec picots en caoutchouc ;
  • des garnitures intérieures en cuir noir ;
  • un kit carrosserie AMG (jupes avant et arrière et protection de bas de caisse) ;
  • des jantes alliage de 18’’ ;
  • des disques de frein perforés à l’avant ;
  • et une ou deux sorties d’échappement ovales en fonction des motorisations.


Nous ne détaillerons pas ici la petite cinquantaine d’options disponibles pour la Mercedes Classe E mais nous ne pouvons pas passer sous silence tous les systèmes d’aide à la conduite particulièrement sophistiqués dont elle peut s’équiper.

 

En plus de l’Attention Assist monté de série, la nouvelle Mercedes Classe E peut recevoir un assistant de vision de nuit (1 500 €), un avertisseur de franchissement de ligne couplé à un détecteur d’angle mort, un régulateur de vitesse et de distance Distronic Plus (2 600 €, uniquement avec BVA) qui peut freiner la Classe E le cas échéant jusqu’à son immobilisation totale et la faire repartir ensuite, sans oublier l’ILS (Intelligent Light System +) qui englobe de multiples réglages (passage automatique du mode feux de route au mode feux de croisement, modulation du flux lumineux pour empêcher l’éblouissement des véhicules venant en sens inverse, éclairage actif dans les virages…) pour maintenir en permanence une luminosité maximale (1 700 € ; 250 € sur AvantGarde Executive).

 

 

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Puce rouge MOTORISATIONS

 

Plus performantes, plus sobres, plus propres

 
Essai Mercedes Classe E 2009 (7)
 
 

En France, on ne trouve pratiquement que des moteurs Diesel sous le capot des Mercedes Classe E. Aussi passerons-nous très vite sur la palette des motorisations essence qui n’accueille qu’un 6 cylindres en V 3.5 l de 292 ch et un 8 cylindres en V 5.5 l de 388 ch, les 2 quatre cylindres 1.8 l turbo à injection directe d’essence (184 et 204 ch) n’étant pas prévus pour le marché hexagonal.

Si la Mercedes Classe E marque les esprits par son souci tout particulier de la sécurité, elle le fait aussi par la sobriété de ses moteurs Diesel, un argument de vente aujourd’hui capital tant auprès des particuliers que des sociétés soumises à la TVS. Pour rendre la Mercedes Classe E la plus « écophile » possible, les motoristes de Mercedes ont eu recours aux bienfaits du downsizing. L’offre débute donc avec un « petit » 4 cylindres de 2.143 cm3 proposé en deux niveaux de puissance, 170 ch pour la E 220 CDI et 204 ch pour la E 250 CDI.

 

Dans les deux cas, ce bloc qui porte le label BlueEFFICIENCY, se vante de ne consommer que 5,3 l/100 km en moyenne et de ne rejeter que de 139 g (boîte manuelle) à 144 g/km de CO2 (boîte automatique), ce qui le met à l’abri du malus écologique. Bien joué pour une aussi grosse berline qui accuse 1 735 kg sur la balance et est capable de filer à près de 240 km/h sur une autoroute allemande !

 

Le troisième bloc Diesel proposé est un V6 de 2.987 cm3 qui développe 231 ch et un couple maxi de 540 Nm, gage d’un potentiel de reprises souverain. Pour cette E 350 CDI, Mercedes annonce une consommation moyenne de 6,9 l/100 km et des rejets de CO2 de 181 g/km pour son V6 qui, en septembre 2009, sera décliné en une version BlueTEC particulièrement verte. Au programme une vingtaine de chevaux en moins, un couple identique de 540 Nm mais une dépollution tellement poussée qu’elle lui permettra de répondre d’ores et déjà aux normes Euro 6 qui n’entreront en application qu’en 2014.

Question boîte de vitesse, tous les 4 cylindres sont associés à une boîte mécanique à 5 rapports et peuvent recevoir en option une boîte automatique à 5 rapports dont le levier de commande est positionné sur la console centrale. Les V6 essence et Diesel, tout comme le V8 essence, sont accouplés d’office à une boîte automatique à 7 rapports commandée par un minuscule levier au volant, comme sur la Classe S.

 

 

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Puce rouge COMPORTEMENT ROUTIER 

 

Le confort avant tout

 
Essai Mercedes Classe E 2009 (4)
 
 

Plus taillée pour dévorer des kilomètres d’autoroute que pour dévaler des petits cols alpins, la Mercedes Classe E fait avant tout la part belle au confort et ses suspensions à amortissement piloté font d’elle un véritable tapis volant, quel que soit l’état du revêtement.

 

Ce confort de roulage exceptionnel n’est pas obtenu au détriment du comportement routier. A haute vitesse, la stabilité est impériale tandis que les grandes courbes s’avalent sans prise de roulis.

 

Les enfilades de virages sont également fort bien acceptées par la lourde Mercedes Classe E qui change de cap avec aisance en se calant efficacement sur ses appuis. La direction est précise à défaut d’être très communicative. Une chose est sûre, même si elle manque toujours un peu de rappel, elle se révèle beaucoup moins « collante » que sur les générations précédentes.

 

Nous avons eu l’occasion de prendre le volant d’une Mercedes Classe E 220 CDI de 170 ch puis celui d’une Mercedes Classe E 350 CDI de . Si le 4 cylindres de la première nous a surpris par sa bonne volonté (400 Nm de couple maxi quand même !), il nous a en revanche un peu déçu par sa sonorité typiquement Diesel. Plus discret et plus noble dans ses vocalises… de Diesel, le V6 nous a donc mieux semblé correspondre au standing de la voiture. De plus, grâce à sa boîte automatique à 7 rapports, le V6 est en permanence sur sa plage de fonctionnement idéale, ce qui favorise inévitablement les reprises. Mais pour profiter de ce V6 qui confère toutes ses lettres de noblesse à la nouvelle Mercedes Classe E, il faudra rajouter à son prix de vente (à partir de 55 500 €) un petit malus de 750 €.

 

 

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Puce rouge TOUTES LES FICHES TECHNIQUES ET COTES DE LA MERCEDES CLASSE E

 

Mercedes Classe E
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