Essai Jaguar S-Type 2,7L D bi-turbo 2004 : le Diesel lui va très bien !

 
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Après la "petite" Jaguar X-Type, c'est au tour de la belle Jaguar S-Type de passer au Diesel. A elle l'honneur d'être la première à bénéficier de l'excellent V6 2,7L bi-turbo issu de la fructueuse collaboration entre Ford et Peugeot/Citroën.

 

Date de la commercialisation : mars 2004 / Date de l'essai : mai 2004

 
Essai Jaguar S-Type 2,7L D bi-turbo 2004 (1)
 
 

Chanter les louanges d'une Jaguar animée par un moteur Diesel ! De quoi faire hurler les puristes qui auraient sans doute préféré que la célèbre marque de voitures britannique ne touche jamais au Diesel… quitte à en crever ! Et en effet, comment Jaguar aurait-il pu survivre alors que le segment "relativement" élitiste dans lequel combat sa grande berline est diésélisé à plus 66% en Europe et à plus de 80% en France ? Les responsables de Jaguar France aurait certes pu se consoler (pas bien longtemps !) en se targuant d'être le leader "essence" de la catégorie mais, vu le volume de ventes que cela représente…

 

Heureusement, la célèbre marque britannique, née en 1922, est aujourd'hui la propriété de Ford qui nourrit pour elle de grandes ambitions. Grâce au soutien efficace du géant américain, Jaguar est ainsi passé d'un statut de petit constructeur de voitures de niche à celui de grand spécialiste de la voiture de luxe. Une évolution qui s'est faite sans que Jaguar ne perde son âme… mais non sans quelques douloureuses concessions : abandon des majestueux V12 essence, entrée en lice du 4 cylindres 2,0 l TDCI de la Ford Mondeo sous le capot de la Jaguar X-Type, obligée du coup à se convertir à la traction avant…

 



Puce rouge UN LÉGER LIFTING

 
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Lancée en 1999, la Jaguar S-Type s'est déjà vendue à plus de 206.000 unités dont 5.184 pour la France. Grâce à elle, Jaguar a rapidement pu doubler le volume de ses ventes. Il convenait néanmoins d'entretenir un tel succès, ce qui fut fait en 2002 avec l'arrivée d'un nouvel intérieur, d'une boîte automatique à 6 rapports et d'un frein à main électronique.

 

Pour 2004, l'arrivée du V6 Diesel s'accompagne de légères modifications esthétiques qui visent essentiellement à épurer ses lignes : à l'avant, la calandre est moins haute, plus large et plus verticale, tandis que le bouclier redessiné bénéficie d'une prise d'air plus généreuse. Pour gagner du poids et améliorer la répartition des masses, le capot est désormais en aluminium.

 

De profil, on note une surface de bas de caisse plus fluide et une ligne de caisse légèrement relevée au niveau des ailes arrière. La malle, également un peu plus haute, souligne son couvercle d'une bande chromée et les feux s'abritent désormais derrière une glace transparente. Il faut un œil exercé pour percevoir ces modifications, mais force est de reconnaître qu'en mettant côte à côte ancienne et nouvelle Jaguar S-Type, la seconde, plus sobre, semble nettement plus dynamique.

 

A l'intérieur, le dessin de la magnifique planche de bord ne change pas, mais le nouveau nuancier des garnissages intérieurs a été étendu. Il est aussi possible de choisir entre trois types de boiserie tandis que la finition Sport remplace le bois par de l'aluminium.

 



Puce rouge QUAND PUISSANCE RIME AVEC SILENCE

 
Essai Jaguar S-Type 2,7L D bi-turbo 2004 (5)
 
 

S'il a été conçu par Ford et PSA, le V6 2,7L bi-turbo, dont la Jaguar S-Type est la première à bénéficier, a également bénéficié des soins attentifs des motoristes de Jaguar. Il s'agit bien entendu d'un moteur très moderne doté d'une injection par rampe commune de seconde génération, d'injecteurs piezoélectriques qui autorisent jusqu'à 5 injections par cycle et de deux petits turbocompresseurs (un par banc de cylindres) dont la géométrie variable est gérée électroniquement. Les culasses en aluminium sont équipées chacune de deux arbres à cames en tête qui commandent un total de 24 soupapes. Quant au bloc moteur, il fait appel à de la fonte graphitée qui a l'immense mérite d'être à la fois plus légère et plus rigide que le fonte classique. Résultat, le V6 2,7L est particulièrement compact et ne pèse que 202 kg, soit 11 kg de plus seulement que le V6 essence. D'une cylindrée exacte de 2.720 cm3, il délivre au final une puissance de 208 ch à 4.000 tr/min et un couple de 435 Nm à 1.900 tr/min (15 Nm de plus que le V8 essence 4,2L !) dont 80% sont disponibles de 1.500 à 4.000 tr/min.

 

Un soin tout particulier a été apporté à la réduction des "nuisances" (bruit, vibrations…) propres aux motorisations Diesel. En plus des bienfaits apportés en ce domaine par la conception même du bloc moteur (rigidité structurelle, entraînement des arbres à cames par courroie, injections multiples…), la Jaguar S-Type bénéficie d'une double isolation de son compartiment moteur et d'une autre encore entre l'habitacle et la mécanique.

 



Puce rouge SILENCE, ON ROULE !

 
Essai Jaguar S-Type 2,7L D bi-turbo 2004 (2)
 
 

Une fois installé à bord, impossible de se croire à bord d'une voiture Diesel. Au ralenti, le moteur est inaudible et aucune vibration n'est perceptible. Nos essais débutant dans une circulation particulièrement dense, nous nous félicitons d'avoir opté pour un modèle équipé d'une boîte automatique. Avec ses six rapports qui passent avec une extrême douceur et sans temps mort, elle se marrie idéalement avec le moteur. Les accélérations ne semblent pas de prime abord exceptionnelles mais les apparences sont parfois trompeuses. Le moteur est tellement silencieux et le confort procuré par les suspensions tellement royal, que les sensations sont quelque peu gommées. La Jaguar S-Type atteint tout de même 230 km/h et n'a besoin que de 8,6 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. Même en Diesel, la S-Type procure toujours le feeling propre aux grandes berlines de la marque !

 

Notre trajet de retour s'effectuera au volant d'une Jaguar S-Type en finition Sport équipée d'une boîte manuelle. A moins d'être un inconditionnel de la "boîte méca", mieux vaut s'en passer tant il paraît incongru sur une telle voiture d'avoir à "batailler" avec un levier de vitesses dont la commande manque un peu de rapidité tout en étant plutôt ferme. De plus, la marche arrière située en haut à gauche, juste à côté de la première, nous amènera à l'engager souvent involontairement. Résultat, on s'applique tellement qu'on démarre en troisième, ce qui n'est pas l'idéal même si le V6 fait preuve d'une belle souplesse.

 



Puce rouge DE NOUVEAUX STANDARDS

 
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Incontestablement, la Jaguar S-Type 2,7L bi-turbo établit de nouveaux standards en matière de confort acoustique. Voilà qui fait d'elle une redoutable dévoreuse de kilomètres qui n'a rien à envier sur le plan des performances à ses plus redoutables rivales allemandes. Et en fiabilité non plus d'ailleurs, car contrairement à ce que pense encore trop souvent la clientèle du haut de gamme, Jaguar se positionne désormais devant elles en ce domaine.

 



Puce rouge TOUTES LES FICHES TECHNIQUES ET COTES DE LA JAGUAR S-TYPE

 
 

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